Mon avis sur l’Olympus OMD EM-5 Mark2 (II)

J’ai lu beaucoup d’articles en français et en anglais avant de me décider à acheter l’Olympus OMD EM-5 II. Un certain nombre d’articles annoncent toujours les mêmes points forts et quelques points faibles de ce boîtier, mais sur un test de quelques heures ou quelques jours.
Je me suis dit que ça pouvait intéresser certaines personnes d’avoir un autre point de vue avant de se décider, basé sur une utilisation de plus long terme.

Bref, si je devais résumer ce que j’ai aimé et moins aimé dans l’utilisation de mon Olympus OMD EM-5 II au bout des 10 derniers mois :

Vue du dessus du E-M5 Mark II (crédit photo : http://www.cameralabs.com)

Ce que j’aime :
– La fabrication du boîtier semble solide,
– Le boîtier est protégé contre les éclaboussures (testée à plusieurs reprises et par grand froid aussi, avec les lentilles à f/2.8 exclusivement),
– L’efficacité de la stabilisation intégrée est bluffante,
– Le parc de lentilles/objectifs compatibles est assez étendu,
– Le viseur électronique est bon (bien meilleur que sur la version 1 de l’EM5),
– La mise au point manuelle est réellement utilisable (et pas seulement un gadget, mais la facilité à faire le focus manuellement dépend aussi beaucoup de la lentille),
– Le mode haute résolution de 40 MB est performant (sur des images statiques exclusivement),
– Les mises à jour du firmware apportent des fonctionnalités intéressantes,
– L’écran arrière est orientable,
– Les boutons Fn1, Fn2, etc. sont bien pratique pour créer des raccourcis (pas utilisables pour toutes les fonctions cependant),
– Le boîtier est assez silencieux lors du déclenchement,
– Le petit flash amovible livré avec le boîtier est plutôt bien pensé et assez puissant pour des sujets proches.

Ce que je n’aime pas :
– Manque de réactivité dans l’ensemble (après la mise sous tension, on attend trop longtemps avant de pouvoir déclencher, après une prise de vue ou après une rafale de quelques photos, il faut un long moment avant que le boîtier soit prêt à prendre une nouvelle photo),
– L’autofocus manque de rapidité (photo et vidéo) et parfois de précision (en faible lumière, c’est flagrant),
– La poignée manque de profondeur pour une prise en main correcte (c’est gênant à main levé avec les zooms Pro) : cela nécessiterait d’investir dans un grip très coûteux,
– La durée de la garantie du fabricant Olympus est trop courte (1 an au Canada),
– Le prix des accessoires est prohibitif (le grip complet coûte 400 $ canadiens! une batterie supplémentaire 85$, une simple télécommande plus de 65$),
– Le prix des lentilles est au moins aussi élevé que dans le monde des APS-C, voire des capteurs 24×36 mm,
– L’autonomie de la batterie est vraiment faible en utilisation normale (avec la stabilisation activée, et en utilisant l’écran arrière, j’arrive à environ 150 photos),
– Le marché de l’occasion pour les lentilles est très limité (au Québec en tout cas), donc c’est compliqué de s’équiper en matériel d’occasion,
– Une multitude d’options et de paramétrages sont accessibles à travers les menus et les sous-menus, ça n’est pas évident de s’y retrouver,
– Le bruit numérique est visible à partir de 3200 ISO, cela peut se traiter en post-production (à partir des fichiers RAW), mais on constate une perte de détail (testé dans Lightroom CC),
– La fiabilité réelle dans le moyen/long terme n’est pas prouvée (j’ai déjà eu des dysfonctionnements nécessitant d’arrêter puis de redémarrer le boîtier),
– L’inflation sur les prix d’achat (boîtier et lentilles) est forte depuis 2015 (+20 % par exemple sur le 40-150mm f/2.8 PRO),
– Pas de flash intégré dans le boîtier.

On pourrait penser que les points négatifs dépassent les points positifs, c’est faux, je suis globalement satisfait de mon boîtier. Par contre, ayant eu des réflex numériques par le passé, et pratiquant la photo de façon intensive, je suis plus exigeant sur le matériel que j’achète.

Je réponds à vos questions sur la page Facebook du Parigot : https://www.facebook.com/LeParigotPhotographie.