Défense de…

Le Parigot

Le même soir que ce soir-là, après avoir quitté le pré gelé qui se cache derrière le bâtiment, je prenais l’avenue qui fait face au bâtiment. Je passais d’un environnement de nature, gelé certes mais de nature quand même, à la rue, toute de bitume craquelé et de métal écaillé. Dans cette rue s’enchaînent de hautes et larges façades, appartenant à des bâtiments assez laids, il faut le dire.

Pourtant, parfois, par la magie du moment, cette rue dévoile une âme que seuls les marcheurs nocturnes peuvent avoir la chance de capter. On devine le va-et-vient des camions, les marchandises, aussitôt déchargées, transformées, puis délivrées pour être vendues, ou retransformées. On se croirait tout-à-coup dans un port, où le labeur des gens seul donne vie à ces lieux. En arrière, on entendait le grondement d’un train de marchandises survolant la « track ».

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